Nous allons travailler sur les sociétés techniques occidentales. Mais les
concepts, les notions qui vont être dégagées dans ce cours, les postulats, les hypothèses
de travail qui vont être utilisés, s'appliquent à toutes sortes d'espaces
techniques et de civilisations. Car,il
est un point à considérer avant toute chose, un fait essentiel à bien
comprendre, c'est le caractère paradoxal de la technique. Paradoxe qui réside
en ceci : la technique est universelle,
mais son expression est située, elle dépend de l'époque, du lieu, de la culture
générale des différentes sociétés humaines.
La technique est universelle : c'est là un
fait anthropologique. De tous les êtres vivants à habiter sur cette terre,
l'être humain, l'espèce humaine est la seule à utiliser sciemment, en toute
connaissance de cause, des artefacts matériels pour établir le lien avec son
environnement; elle est la seule pour laquelle l'élaboration consciente, la
transmission de ces artefacts est vital pour son existence; mieux, comme
l'explique André Leroi-Gourhan, elle est la seule, en retour, à avoir évolué, à
s'être donné des moyens supplémentaires d'intelligence, d'intervention sur son environnement
à partir des artefacts premiers qu'elle s'était donnée. L'homme est technique
par nature.
Bien évidemment, l'espèce humaine ne
s'est pas constituée uniquement dans et par sa relation à la technique. Il est
d'autres fondements, d'autres structures qu'elle est seule à posséder et qui la
distingue parmi la somme des êtres vivants : dans l'ordre de la nature, il y a
l'interdit de l'inceste, un tabou qui a été capital, doublement on le sait
maintenant, pour la construction sociale et pour la construction de sociétés se
pensant en devenir, instaurant la continuité dans une relation implicite au
renouvellement constant. Interdit de l'inceste, élaboration et fabrication
d'artefacts matériels pour entrer en interaction avec l'environnement : tout cela
dessine et pour une part détermine cette autre capacité fondamentale de l'être
humain, autre et ultime : son aptitude à la pensée, à l'intelligence, à la
mémoire, à l'imagination. L'homme, être pensant, être créatif, être imaginatif,
en permanence œuvre matériellement dans son environnement, mais en permanence,
prend ses distances par rapport à cet environnement, le recalcule, le repense,
le recompose en pensée; le restructure symboliquement.
Cette capacité de l'homme à pouvoir
prendre intellectuellement, par le rêve, par l'imagination, la mesure de
l'espace dans lequel il vit, son aptitude à recréer le monde, à le repenser,
puis à mettre en réalité, à faire basculer dans la matérialité ce qu'il a rêvé,
ce qu'il a imaginé, rejaillit obligatoirement sur sa relation à la technique.
Les sociétés ont longtemps été techniques sans le savoir, ou du moins sans se
le dire explicitement - et peut-être est-ce encore pour partie le cas de notre
société. En effet, que l'homme soit technique par nature, ne signifie nullement
qu'il le sache explicitement, qu'il élabore sciemment, explicitement sa
relation à la technique. Toutes les sociétés humaines tissent, structurent
obligatoirement un rapport étroit à leur capacité fondamentale à élaborer des
artefacts matériels d'intervention sur leur environnement, mais peu ont
considéré à l'origine, peu ont envisagé sciemment, ces artefacts comme
"techniques".
Toutes les sociétés sont techniques, mais
peu se vivent telles, et cela est certainement pour une part notre cas : nous
ne prenons que partiellement la mesure de la manière dont nous sommes
fondamentalement techniques. Cela relève d'une autre caractéristique de la
construction des sociétés humaines, que les anthropologues ont appris à
discerner [Mary Douglas, Comment pensent les institutions] et que l'on pourrait
énoncer brutalement ainsi : au cours de l'élaboration sociale, l'homme tend à
effacer, plus exactement à masquer ce qui le fonde véritablement, et à
substituer à cette fondation véritable, par une fondation mythique, symbolique,
à partir de laquelle il justifie son ordonnancement social et le plus souvent,
la justifie. C'est ainsi que la relation à la technique bien qu'elle fût
première dans la relation de l'homme à la nature, n'est pas obligatoirement apparue
telle dans le récit que les sociétés humaines se sont données de leurs
origines. Et lorsqu'il y eut récit, je pense au mythe de Prométhée, que la
technique soit placée dans l'ordre de la négativité : qu'elle apparaisse comme
le résultat d'un vol commis à l'encontre des dieux, une ubris donc, un
terme connoté négativement qui signifiait chez les Grecs "démesure";
un excès, une violence faite à l'ordre des choses, que Prométhée paya d'une souffrance
éternelle, par l'arrachement renouvelé d'un organe vital, symbolisant la
vitalité arrachée pour toujours aux dieux. Que cette violence ainsi punie ait
eu pour effet d'améliorer le sort des hommes n'est pas sans laisser songeur
quant au mal que les sociétés ont eu pas même à conceptualiser, mais tout simplement
- encore que le symbolique ne soit pas moins complexe à mettre en œuvre que le
conceptuel, à accepter symboliquement, et donc à se représenter ce qui,
fondamentalement, les aidait à vivre à s'adapter dans le milieu où elles
évoluaient. Est-ce parce que non moins, fondamentalement, non moins
inéluctablement, la technique modifiait, transformait dans le même mouvement,
ce milieu dans lequel elles évoluaient, voire les transformaient elles-mêmes
?
La relation à la technique est donc
universelle. Une anthropologie des techniques interroge ce qu'il y a de
constant dans la relation à la technique, au-delà des temps, des époques, des
cultures. Mais la manière qu'ont les sociétés de comprendre cette relation
varie en fonction du milieu - au point que l'on parle de
"technosphères", en fonction des formes prises par la culture
générale et les différentes modes de structuration des communautés humaines.
L'ethnologue des techniques étudie cette sorte de relation qu'a pu tisser,
construire, élaborer, édifier telle ou telle groupe humain, telle ou telle
communauté ou société; le sociologue des techniques travaille, interprète,
décrypte la manière dont les classes et groupes sociaux, les professions se
définissent dans, par, ou sans la technique, la manière dont la technique est
facteur d'intégration, de structuration sociale ou non, la manière dont elle
constitue un fait social, dont elle irrigue ou non l'ordonnancement social en
général, l'ordonnancement professionnel et industriel en particulier. Le
philosophe s'intéresse à la conceptualisation technique. L'archéologue ramène
l'histoire des techniques à sa matérialité, en cherchant à comprendre la nature
des traces qu'il met à jour. L'historien des techniques, quant à lui, fidèle à
la mission qu'il se donne d'éclairer les temps présents par l'analyse du passé,
au nom de la rémanence des représentations et des comportements, au nom aussi
de ce que cela fournit d'expérience, de regard introspectif aux sociétés sur
elles-mêmes, travaille à partir des sources écrites, matérielles,
iconographiques, voire orales pour les temps proches, dans deux directions
distinctes et complémentaires : il essaye, au plan synchronique, de dresser le
tableau le plus fidèle possible des formes et des modes d'interrelations
Hommes/Techniques, Sociétés/techniques. Il essaye en complément, dans un plan
diachronique, de comprendre la manière dont, dans une société donnée,
l'interrelation Homme/techniques a évolué dans le temps, les causes de cette
évolution, ses freins, ses blocages, ses accélérateurs, de discerner et de
décortiquer les moments décisifs dans cette évolution et travaille à établir
des comparaisons entre sociétés d'époques et de temps donnés.
C'est cela, ce travail de mise à distance,
qui me ramène vers la société occidentale. Nous tous, qui vivons dans cette
société, qui sommes nés et avons grandi en son sein, tendons à prendre pour
normal et universel le fonds commun de notre pensée. C'est là, précisément, ce
que l'on appelle une "culture". Or l'un des traits majeurs de la culture
occidentale est de se penser en permanence dans la domination et dans la
projection. Toujours le monde occidental se projette dans l'avenir, ce qui ne
signifie pas, bien évidemment, qu'il le fasse à bon escient; toujours il le
fait sur le mode de la dominance. Les cultures politiques ou religieuses de ce
monde occidental sont diverses : monarchie, régime parlementaire, régime
présidentiel : la démocratie s'y décline actuellement sous toutes les formes
possibles; la diversité religieuse est forte aussi quoique centrée sur le
monothéisme et très fortement sur l'héritage chrétien, lui aussi décliné sous
de multiples formes. Il existe donc une culture technique occidentale dont les
détours propres et caractéristiques sont le fruit de la manière dont ces sociétés,
quelles que soient par ailleurs leurs différences, se sont construites, se sont
édifiées socialement, politiquement, religieusement.
En Europe, comme ailleurs, la technique
n'a pas été d'emblée un objet intellectuel "bon à penser". Elle n'a
même pas été d'emblée un objet intellectuel. Cela se marque à la distinction
entre pratique/technique/ technologie. Cette distinction est capitale
historiquement, pourtant elle est rarement perçue. Intuitivement on la comprend
néanmoins, lorsqu’on réfléchit sur la manière dont nous approchons les objets
qui nous entoure. Notre ordinateur par exemple, devenu l’outil par excellence
des professions intellectuelles. Trois modes d’approche sont possibles, trois
régimes que nous pratiquons sans vraiment en prendre conscience. Il y a le
régime de familiarité : celui de l’approche pragmatique, du vocabulaire
intime et imagé. Par exemple, Anglais et Américains pour désigner l’ordinateur
portable parlent de « laptop »,
littéralement de « sur les genoux » ; par exemple encore, les
informaticiens ont qualifié leur machine de « bécane », en empruntant
le terme au vocabulaire cycliste. L’étude peut se faire de ces approches à la
fois symboliques et immédiates. Qui, ayant acheté une machine nouvelle, ne s’est
pas précipité dessus, sans un regard pour le mode d’emploi, usant avec délices
de ce que les Anglais appellent le « learning
by doing », l’apprentissage par la pratique ? Eh bien, c’est
cela, le régime de la pratique : un régime de familiarité, qui privilégie
la relation directe, presque affective avec l’outil, l’apprentissage par le
faire immédiat, l’amélioration par l’erreur. Historiquement, ontologiquement
aussi, c’est l’approche technique première, celle qu’entretient spontanément l’homme
avec les objets qui l’entourent, les objets qu’il invente et qu’il construit. Mais
revenons à notre ordinateur : les plus rigoureux d’entre nous, ou les plus
passionnés, ou les plus curieux quitteront ce domaine de la relation directe,
pour en savoir un peu plus : ils liront le mode d’emploi, et surtout, ils
chercheront des renseignements dans la presse spécialisée : les revues
consacrés à l’informatique sous toutes ses formes, qui donne des conseils
techniques, les forums, les collections de type : « l’ordinateur pour
les nuls », dont on connaît la fortune, relève du domaine de la technique,
et non plus de la seule pratique. Ils vont au-delà du « learning by doing » et du « trial and error » : ils formalisent,
définissent des protocoles, propagent la culture normalisée propre à l’informatique,
se placent dans l’ordre de la pédagogie. Bref, ce sont des outils de formation
à la culture technique informatique. Enfin, d’autres revues, d’autres
publications vont au-delà dans la théorisation. Elles expliqueront les
modalités de fonctionnement des nouveaux outils : dual-core, wifi, wimax,
etc. : ces revues, moins lues que les précédentes, ou ses articles que
nous parcourons distraitement dans nos revues de vulgarisation technique,
relèvent quant à eux de la technologie, qui est un discours savant à propos de
la technique, et engendrée par elle. Comprendre la différence entre ces trois
approches : pratique/technologique/technique est absolument nécessaire
lorsqu’on veut analyser scientifiquement la relation à la technique.
Ainsi, dans nos sociétés, le terme « technique »,
en tant que substantif, est apparu tardivement : en France, il est apparu dans
le milieu du XVIIIe siècle, en tant qu'adjectif; au début du XIXe siècle, en
tant que substantif. Auparavant, on ne parlait pas de technique, on parlait
d'Arts, une habitude dont on retrouve traces aujourd'hui dans la dénomination :
Conservatoire National des Arts et Métiers, le CNAMP. Le terme Art, qui
appartient à la catégorie sémantique : ars en latin, artifex,
désignait, désigne l'artisan, l'homme de métier, mais de tous les métiers
"manuels", qu'il s'agisse de la construction des objets quotidiens:
maçonnerie, charpente, vêtements, outils, vaisselle…, de l'embellissement : ébéniste,
peintre, tapissier, orfèvre, sculpteur. C'est seulement à la fin du XVIIe
siècle qu'une distinction a commencé de s'esquisser entre "artisan"
et "artiste". Déjà le monde de la technique, d'une technique
appréhendée comme un domaine spécifique de la pensée intellectuelle avec ses
méthodes et ses objectifs propres avait commencé à prendre forme et cela depuis
le XVIe siècle ; le monde de l'esthétique amorça alors un mouvement identique
qui conduisit, on le sait, à la création du terme "esthétique" dans
le milieu du XVIIIe siècle, et à la définition progressive de l'artiste comme
figure de la créativité humaine.
C'est dire que l'historien des
techniques doit apprendre avant toute chose à distinguer entre pratique,
technique et technologie. Car c'est son rôle de comprendre comment et pourquoi
chacun de ces termes, qui représentent une relation particulière à l'action
productive, naquit, évolua. Donnons quelques exemples de ce que l'histoire peut
retirer d'une étude fine sur les termes. Ainsi, le terme technique ne fut pas
premier à désigner l'appréhension intellectuelle des pratiques productives. Le
terme "technologie" le précéda, en Allemagne comme en France, qui
signifiait dans l'un et l'autre pays : le discours raisonné sur ce qui relève
de la technè, de la pratique. La raison exprimée différa cependant dans
l'un et l'autre pays, ce qui tint à la
différence de culture générale, mais aussi à la différence de culture
politique, de culture administrative et de culture professionnelle… En Allemagne,
Technologia fut inventé pour désigner l'administration rationnelle des
métiers. En France, il fut moins question d'administrer les Métiers que
d'administrer la rationalité, de l'imposer aux Métiers comme on administre un
médicament aux malades. Diderot exprime parfaitement cette tendance forte de
l'esprit intellectuel et savant de l'époque, lorsque, dans les articles
"Arts", "Encyclopédie" et "Bas" de
l'Encyclopédie, il préconise de donner un tour normalisé aux savoir-faire
artisanaux dans le but de les rendre lisibles par tous, donc disponibles à
tous, ce qui était pour lui le plus sur moyen d'accroître leur perfectibilité.
C'est dire que dans nos sociétés européennes, le terme "technique"
entra subrepticement dans le vocabulaire, qu'il supplanta et domina la
"pratique" et les savoir-faire traditionnels en y ajoutant un sens
supplémentaire celui de l'emprise, de la détermination intellectuelle en un
mouvement qui se complétera un siècle plus tard, en France du moins, par une
emprise supplémentaire, celle de la science sur les techniques, au nom toujours
de la rationalisation des pratiques. C'est dire aussi que ce terme
"technique" supplanta le terme "Arts", à la fois sciemment
et sans le proclamer.
Autre exemple, qui se rapporte cette
fois à la transmission des savoir-faire. Il est courant, en France, de ramener
cette problématique à celle des "Grandes Ecoles". Or, à l'orée du XIXe siècle, dans une France
désormais modernisée dans ses structures politiques, disposant de grands codes
juridiques et d'une administration idoine, capable de les faire respecter, il
n'y avait pas une, mais trois voies nettement différenciées pour produire,
transmettre et contrôler les savoirs liés à l'action : la voie traditionnelle,
celles des pratiques de Métiers, qui reposaient sur le savoir propre à une
communauté, acquis par l'expérience, transmis d'individu à individu par un
apprentissage très codifié, dont la voie royale de perpétuation fut et demeure
le Compagnonnage; une première voie demi-savante, qui préconisait la
transmission par l'expérience et l'enseignements autour d'une d'une
bibliothèque de processus et de modèles, représenté par le Conservatoire des
Arts et Métiers qui fut un lieu privilégié pour les sciences expérimentales et
la formation technico-scientifique des artisans et petits entrepreneurs; une
seconde voie, à caractère scientifique proclamée celle-là, qui mit en avant la
formation par l'Ecole, sous l'égide de la géométrie, des mathématiques, de la
physique et des sciences de la nature, qui fut un lieu privilégié de formation
des ingénieurs et directeurs d'usines et de compagnies industrielles.
La résistance du premier mode face aux deux
autres, et face à l'industrialisation, sa persistance en dépit du fait qu'il
était théoriquement interdit, l'attitude de tolérance qui finit par adopter à
son égard les pouvoirs en place témoignent de sa vivacité, mais aussi sans
doute de sa nécessité, tant anthropologique que sociale, tant sociale
qu'économique. La troisième voie est souvent réduite à son plus beau fleuron,
l'Ecole Polytechnique. Cette réduction exagéré occulte à la fois l'importance
des autres écoles d'ingénieurs dans la modernisation du tissu industriel du
pays, son dynamisme et sa capacité à résister aux crises qui le secouèrent
parfois durement tout au long du XIXe siècle, Centrale bien sûr, mais aussi les
différentes Ecole des Mines, les différentes écoles des Arts et Métiers. Quant
à la seconde voie, que l'on pressent placée à mi-distance de l'atelier
artisanal et de l'école pratique, elle s'est exprimée, outre la fortune du CNAM
et son essaimage en province, par l'ouverture de multitudes de cours du soir et
d'écoles professionnelles, tant industrielles qu'agricoles, qui furent le fait
le plus souvent des municipalités ou de sociétés savantes à caractère
industriel autant que culturel, telle
Et
lorsque cela advint, non de manière épisodique, mais de manière durable,
récurrente et reproductible, ce qui se produisit au XVIe siècle, deux faits
émergent, massifs, évidents : historiquement, cette culture s'est posée comme
dominante, c'est-à-dire qu'elle s'est développée, qu'elle s'est élaborée en se
posant comme l'unique culture technique possible, l'unique régime possible de
relation à la technique; et cette
culture technique, à partir du moment, où elle s'est perçue telle, à partir du
moment où les intellectuels, savants et philosophes, ont cherché à construire
un discours cohérent, autonome, spécifique à propos de ce que nous appelons
aujourd'hui la technique, l'on fait en
et chercher à comprendre de quoi il en retournait, ce qu'était la
technique.
Voilà donc le fait essentiel que je voulais vous faire toucher du doigt dans cette première approche : l'universalité de la technique, mais le caractère diversifié des modes d'expression du fait et des énoncés techniques. Cette diversité se manifeste, entre autres, en France, à la distinction, disons-même, au différentiel d'historicité qui se manifeste entre pratique, technique et technologie qui évoluèrent selon des temporalités différentes. Nous verrons, mais cela sera, l'année prochaine, dans le cours consacré à l'histoire de la notion de progrès, que la naissance de la technique, en tant que telle, et non celle de la pratique, est lié à compréhension que les sociétés occidentales modernes se firent du progrès d'abord, de la perfectibilité ensuite.
